Oceanology

Baleines à bosse

Mieux comprendre la présence des baleines à bosse au Congo

Grandes migratrices, les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) parcourent des milliers de kilomètres chaque année entre les eaux froides riches en nourriture des hautes latitudes et les eaux tropicales plus chaudes où elles se reproduisent et mettent bas. Leur présence au large du Congo reste cependant encore mal connue et suscite de nombreuses questions scientifiques.

Ce grand mammifère marin est une espèce de cétacés à fanons (mysticètes) qui a une espérance de vie allant jusqu’à 50 ans et peut peser jusqu’à 30 tonnes. Il  atteint sa maturité sexuelle entre la cinquième et dixième année de sa vie. Malgré sa taille impressionnante, jusqu’à 16 mètres de long, la baleine à bosse reste un animal discret et mystérieux. Reconnaissable à ses longues nageoires pectorales et à la petite bosse située devant sa nageoire dorsale, cette espèce a longtemps été menacée par la chasse intensive au XXᵉ siècle.

Classée « Préoccupation mineure » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), elle demeure néanmoins vulnérable face aux activités humaines. Le trafic maritime, la pêche industrielle et l’exploitation pétrolière empiètent désormais sur des zones stratégiques de son cycle de vie. Les collisions avec les navires, la pollution sonore et les enchevêtrements dans les engins de pêche représentent ainsi des menaces importantes pour leur survie.

Les recherches menées par Renatura

Notre équipe collecte les informations suivantes:

  • le nombre de baleines présentes
  • la localisation des observations
  • le comportement des individus
  • la photo identification

La face inférieure de la queue, appelée caudale, possède des motifs uniques, comparables à une empreinte digitale. Les photographies sont ensuite comparées à des bases de données internationales comme Happywhale afin de suivre les déplacements des baleines à travers les océans.

Depuis 2025, notre équipe de chercheurs enregistre également les sons émis par les baleines. En effet, les individus produisent des sons et des chants principalement dans le but de se communiquer , s’orienter et s’identifier. Pendant la saison de reproduction, les chants des mâles sont associés à la compétition sexuelle et à l’attraction des femelles. L’analyse de ces vocalises permettrait de déterminer si les eaux congolaises servent de zone de reproduction, de route migratoire ou d’aire d’alimentation.

Observer, photographier, écouter : autant de moyens pour mieux connaître ces géants marins et contribuer à leur protection. Comprendre leur présence au Congo est une étape essentielle pour préserver ce patrimoine naturel exceptionnel.

Mieux connaître pour mieux protéger

  • La baleine à bosse peut mesurer jusqu’à 16 mètres de long et peser plus de 30 tonnes.